Présentation
Nos écoles
Patrimoine
Actualités
Calendrier des fêtes
Comptes rendus
Galerie photos
La municipalité
Adresses utiles
 
   
 
Accueil Contact

Patrimoine de Glomel

Eglise Saint-Germain (bourg de Glomel)

Patrimoine - L’église Saint-Germain (granit) est édifiée vers 1550. La tour et le transept datent également du 16ème siècle. La paroisse dépend de l’évêché de Quimper jusqu’en 1789. Au 19ème siècle la nef est reconstruite et le chœur restauré. Vers 1850, les verrières sont marquées aux armes des familles Perrien, Du Chastel, de Rosmadec et des autres prééminenciers de la paroisse.
Saint-Germain est envoyé au 5ème siècle comme défenseur de la foi en Grande-Bretagne. Devant l’empereur romain, il défend les bretons armoricains. On honore dans cette église Saint-Germain l’Auxerrois, protecteur des enfants. Aussi, jusqu’à la Seconde guerre mondiale, les enfants sont nombreux à venir pour le pardon, accompagnés de leurs parents. Ces jours-là le porche est rempli d’une foule de mendiant arrivés très tôt le matin. Encore aujourd’hui, le pardon qui a lieu le dernier dimanche de juillet, se termine par un Tantad, un feu de joie.
L’église abrite une statue de la Vierge à l’Enfant datée du 14ème siècle et un aigle-lutrin daté de la seconde moitié du 19ème siècle.

Eglise Saint-Michel

Patrimoine - Cette église fait partie d’une ancienne trève de la paroisse de Glomel, c’est-à-dire un quartier comprenant une chapelle. Elle date du 16ème siècle et porte les dates de 1619 et 1627 et dédiée jadis à l’Archange. En 1856 elle est restaurée.
Elle permet aux villages trop éloignés de l’église principale d’avoir leur propre lieu de culte et devient ainsi leur centre de vie.
Cette église renferme de curieuses sablières, des statues anciennes et une dalle funéraire aux armes de la famille Le Trancher de Botdennou. La poutre de gloire date du 17ème. On remarque dans une verrière, un écusson d’argent qui pourrait être celui de la famille de Benerven. Ces mêmes armes se retrouvent sur une pierre tombale.

Eglise Saint-Corentin (Trégornan)

Patrimoine - Le 10 janvier 1682, François de Rougé, marquis du Hay et du Plessis-Bellière, rend aveu au roi pour son patronage et fondation de l’église tréviale de Trégornan, dans laquelle il n’y a point d’autres armes que celles de la dite terre et seigneurie de Kerjean.
L’église Saint-Corentin, dédiée au patron de la Cornouaille, est trève de Glomel, située dans la vicomté de Kerjean en Paule. A l’origine, elle fait partie de l’évêché de Quimper. Elle devient paroisse en 1836. Pendant la période révolutionnaire, le recteur Claude Tubulin est caché dans la paroisse avec l’aide des habitants. Pendant la journée, sa cachette habituelle est un monticule de tourbe dont l’entrée est imperceptible. Il dit la messe dans un hangar de Restauffret, et y célèbre les bâptèmes et mariages.
L’église abrite un retable organisé de façon symétrique autour d’un tableau de la Sainte Famille et d’une statue du Christ ainsi qu’un ensemble de six panneaux comportant onze apôtres (il manque St-André). Ils sont scultés en demi-relief.

L’ossuaire de Trégornan

Patrimoine - La date de 1850 qui figure sur le mur sud et sur la baie centrale du mur est, correspond probablement à la date de réfection de l’ossuaire de style néo-gothique. En Bretagne, jusqu’au 18ème siècle, on inhume les morts autour de l’église ou à l’intérieur et on transfert les restes dans l’ossuaire quand la place vient à manquer.

La maison du « Porz Clos » devenue la mairie

Patrimoine - Cet édifice homogène de plan rectangulaire et à l’origine recouvert de chaume est appelé « porz clos », du breton porz, place. La porte est en anse de panier, avec des piedroits chanfreinés et un linteau monolithique. Un cadran solaire en ardoise à décor floral, porte le signe I H S, un ciboire, une croix, l’inscription « Loué soit Jésus », la date de 1679 et un prénom, François.

En 1997, le maire, Roger PENNEC, et le conseil municipal décide d’en faire une nouvelle mairie qui sera inaugurée en l’an 2000.

Le menhir

Patrimoine - 83 tonnes – hauteur : 8.60 m et diamètre : 4 m

Ce menhir de granit d’environ 83 tonnes est l’un des plus imposants des Côtes d’Armor. La proximité de la carrière de granit permet de supposer qu’il en a été extrait. Les menhirs sont nombreux dans la région. Certains pensent qu’ils servaient à commémorer un évènement important, d’autres, qu’il s’agit de monuments liés au culte solaire.

Le château de Coatcouraval

Patrimoine - Le château est construit en une seule fois, vers 1430, par les Boutteville, dont les armes figures sur le clocher de l’église de Bonen. Il est typique des maisons fortes de la Bretagne intérieure, qui succèdent aux châteaux du Moyen-Age et que bâtissent seigneurs et riches bourgeois pour y habiter, sant prétentions militaires. On y accède par une rabine, allée bordée d’arbres de futaie, donnant accès à une cour carrée, pavée, entourée de murs de granit. Des fontaines ornent cette cour ainsi qu’un calvaire armorié portant la date de 1634.
A l’arrière du château, le jardin à la française comprend des chênes centenaires. Les bassins rectangulaires servent jusqu’au début du 20ème siècle à rouir le lin cultivé sur la propriété. Il est ensuite brisé avec un hachoir en bois, puis on porte cette fibre chez le tisserand. Ce lin sert à fabriquer les draps, torchons, chemises et les « bragou braz », pantalons de toute la famille.
Ce château appartenant à Monsieur Rouillé d’Orfeuil est classé par les Beaux-Arts.

Le manoir de Ker-Saint-Eloi

Ce manoir de la fin du 18ème siècle comprend une partie ancienne qui date du 13ème siècle. A cette époque, il appartient à la famille de Saisy implantée dans la région depuis l’an 1215. Les Saisy prennent part aux croisades ; l’un d’eux est compagnon de Du Guesclin. Plusieurs d’entre eux sont maires et députés. En 1854, le conte De Saisy fait défricher 36 hectares de terre sur la lande de Botcanou à Glomel. Cent attelages de huit bœufs et deux chevaux chacun, conduits par six hommes, participent à ce grand défrichement. Il faut deux ans pour convertir 36 ha en prairies et en cultures céréalières.

Le manoir de Kerblouze

Ce manoir construit sur un plan en U, avec un logis latéral et des murs pignons aveugles, comprend au-dessus de la porte la date de 1669 et le nom de VINCANTLELAY, suivi d’un lion. Il est habité par la même famille depuis le début du 18ème siècle, la famille Coatmellec.

Le manoir de Kerstol

Au début du 20ème siècle, Kerstol est un gros village de trente foyers, composé de quelques exploitations agricoles avec maisons de pierre mais principalement de chaumières, où logent des familles d’ouvriers agricoles de parfois huit ou dix enfants. Le manoir comprend une étable au rez-de-chaussée et le logis à l’étage, desservi par un escalier extérieur. Les villageois de Kerstol appellent ce logement « camba r gwenedour », la chambre des Vannetais parce que les propriétaires d’alors habitent Langonnet (56), à 15 km de là et ne viennent que périodiquement à Kerstol.

Le barrage de Glomel

Patrimoine - Au Moyen-Age, l’étang du Korong comprend une digue de terre de 5 mètres de hauteur et de 30 mètres de longueur. Avec 19 journaux, soit 38 hectares de superficie, il sert de réserve à un moulin appartenant à la baronnie de Rostrenen.
Au début du 19ème siècle, le service du canal prévoit une augmentation de la retenue d’eau. Celle-ci est portée à 76 hectares par l’élévation d’une digue en granit de 12 mètres de haut, 7.40 m de large et 100 m de long. Cet ouvrage présente près de 2000 m2 de parement en granit. Certains blocs pèsent plus de 2 tonnes. A son plein, la réserve contient 3 millions de mètres cubes d’eau.
Il faudra mobiliser plus de 150 tailleurs de pierre, maçons et manœuvres. Commencée en 1834, la construction de la digue sera achevée en 1841. La mise en eau du canal sera faite en janvier 1841.

La tranchée du canal

Le canal de Nantes à Brest est construit pour des raisons économiques, et surtout stratégiques : il permet la communication entre les ports que sépare une mer parcourue par les vaisseaux ennemis. Le projet est élaboré dès le 17ème siècle. Les travaux sont commencés sous Napoléon et terminés sous Louis-Philippe. Il s’étend sur 374 km, avec deux cent trente huit écluses. Pour unir les deux versants du canal, celui du Blavet et celui de l’Aulne, il faut creuser un butte de 23 mètres de hauteur sur 4 km, « la grande tranchée ».

Pour creuser le canal et la tranchée, la main d’œuvre du pays ne suffit pas. Aussi fait-on appel à la main d’œuvre pénitentiaire, composé de déserteurs condamnés aux travaux publics. Un camp est construit pendant l’hiver 1822-1823 sur la lande de Perran, au-dessus du bief de partage. Les baraques sont en bois, recouvertes de chaume, ni éclairées ni chauffées, par craintes d’incendie. La cuisine se prépare dehors. Le camp fait 80 m de long sur 54 m de large pour héberger 600 bagnards et leurs gardiens (environ 50 gendarmes).

Pendant neuf ans, dans des conditions déplorables, les bagnards se rendent au chantier, du lever du jour à la nuit tombante. Au début, des rampes inclinées permettent de sortir de l’excavation des distances de transport raisonnables et d’utiliser des chariots. Mais plus on descend, plus le travail devient difficile. Les rampes deviennent impraticables et il faut terminer les transports à dos d’homme, dans des hottes.

Vivant et travaillant dans des conditions déplorables, les bagnards se révoltent à plusieurs reprises, notamment en 1830 et 1832. Le 6 août 1830, peut-être mis au courant des derniers évènements de Paris, les bagnards se révoltent, désarment leurs gardes et sortent du camp. 200 d’entre eux prennent la direction de Pontivy. C’est grâce aux demandes pressantes d’un entrepreneur qu’ils reviendront le lendemain.

Le camp sera fermé en 1832 suite à une épidémie de choléra.

La passerelle métallique de la tranchée a été construite en fin 1875.

Les chapelles

Chapelle St-conogan - Glomel

Il existait beaucoup de chapelles sur le territoire de Glomel. Beaucoup ont disparu, ce qui laisse à penser que la pratique religieuse a connu des creux à Glomel.
Il reste les chapelles suivantes :

  • Sainte Christine : Edifice rectangulaire du 16ème siècle. Belle verrière de la même époque. Renferme 4 statues anciennes (Crucifix, Trinité, Sainte Christine et Sainte Anne). Pardon célébré le 3ème dimanche de juillet.
  • Saint Conogan : Edifice de plan rectangulaire du début du 16ème siècle avec clocher mur du 18ème.

Sainte-Christine - GlomelSelon la tradition, l’autel serait l’ancien de la chapelle de Ker-Saint-Eloi. Quatre statues anciennes (Saint- Conogan, Saint-Pierre, Saint-Roch et Sainte Marie-Madeleine).
Le pardon a lieu le 3ème dimanche d’octobre (pardon ar gwinis dù brein : pardon du blé noir pourri).






Les calvaires

Les calvaires foisonnent sur la commune puisqu’on en compte une vingtaine.

  • Calvaire du cimetière de Glomel – le plus imposant ave 9-10 m de haut –inscription : Catherine Le Potennec
  • Calvaire face à la mairie – 1826
  • Calvaire du Loc’h avec les armes des familles De Saisy et De Kerampuil – 1852
  • Calvaire de Kereven
  • Calvaire de Moustrougan-Kersaisy – 1881
  • Calvaire de Restauffret – 1875
  • Calvaire du 16ème siècle près de l’église de Trégornan (9 personnages)
  • Calvaire de Kerbellec représente Notre Dame de Pitié – 1818 – 1819
  • Calvaire des Sept-Saints (1812) transporté dans le cimetière de Trégornan en 1961
  • Calvaire de Cluzioudon
  • Calvaire de Saint-Michel – 1879
  • Calvaire de Kergonan – 1804
  • Calvaire de Bodennou (moderne)
  • Calvaire de Mézouet abattu puis restauré en 1804
  • Calvaire de la Roche Plate
  • Calvaire de Botcannou
  • Calvaire de Kervidam
Quelques fontaines et lavoirs sont à restaurés sur la commune.
Calvaire de l'église de Trégornan - Glomelcalvaire de Restauffret - Glomel
Lavoir Sainte-Christine - Glomel