Comment préparer les élèves à la complexité d’une société mondiale

Comment préparer les élèves à la complexité d’une société mondiale

Dans tous les pays, les forces économiques, numériques, culturelles et environnementales mondiales en rapide évolution façonnent la vie des jeunes et leur avenir. De Boston à Bangkok et à Buenos Aires, nous vivons aujourd’hui dans un monde VUCA : volatile, incertain, complexe et ambigu.

La complexité et la diversité croissantes du monde présentent à la fois des opportunités et des défis

D’une part, la mondialisation peut apporter de nouvelles perspectives importantes, des innovations et une amélioration du niveau de vie. Mais, d’autre part, elle peut aussi contribuer à l’inégalité économique, à la division sociale et aux conflits.

La manière dont les systèmes éducatifs préparent tous leurs élèves à s’épanouir dans un monde en mutation rapide déterminera la prospérité et la sécurité futures de leurs nations – et du monde dans son ensemble. C’est grâce à l’éducation aux compétences mondiales que les étudiants seront en mesure de le faire. Les élèves compétents sur le plan mondial peuvent s’appuyer sur les connaissances disciplinaires et les modes de pensée acquis à l’école et les combiner pour poser des questions, analyser des données et des arguments, expliquer des phénomènes et prendre position sur une question locale, mondiale ou culturelle. Ils peuvent conserver leur identité culturelle tout en étant conscients des valeurs culturelles et des croyances des personnes qui les entourent, ils examinent les origines et les implications des hypothèses des autres et de leurs propres hypothèses. Et ils peuvent créer des occasions de prendre des mesures éclairées et réfléchies et de faire entendre leur voix.

Outre la complexité de notre monde de plus en plus interconnecté et l’appel des employeurs à de meilleures compétences interculturelles, nous avons assisté ces dernières années à des vagues de nationalisme, de racisme et d’anti-mondialisme qui ont déferlé sur les pays du monde entier. Cela rend l’éducation aux compétences mondiales d’autant plus cruciale. Pour dire les choses simplement, la solution numéro un pour combattre la ferveur nationaliste est d’accroître la compréhension mondiale.

Ces dernières années, les Nations unies et l’OCDE ont donné la priorité à la citoyenneté mondiale et à l’éducation aux compétences mondiales, et pour cause. Les personnes compétentes sur le plan mondial sont conscientes, curieuses et intéressées par l’apprentissage du monde et de son fonctionnement, au-delà de leur environnement immédiat. Elles reconnaissent les perspectives et les visions du monde des autres et sont capables d’interagir et de communiquer avec des personnes de différentes cultures et régions de manière appropriée. Et surtout, les personnes compétentes sur le plan mondial ne se contentent pas de comprendre le monde (ce qui n’est pas rien en soi), elles en sont une partie active. Elles peuvent agir et agissent pour résoudre des problèmes, petits et grands, afin d’améliorer notre bien-être collectif.

En fin de compte, ce sont les individus compétents sur le plan mondial qui seront capables de résoudre les problèmes apparemment insolubles du monde. Et c’est aux éducateurs de notre monde qu’il revient de préparer ces individus à leur avenir global.

Les écoles peuvent faire une différence importante

Elles sont le premier lieu où les enfants rencontrent la diversité de la société. Elles peuvent donner aux élèves l’occasion de s’informer sur les évolutions mondiales qui affectent le monde et leur propre vie. Elles peuvent apprendre aux élèves à développer une vision du monde fondée sur les faits et critique, et leur permettre d’apprécier d’autres cultures et de prendre conscience de leur propre identité culturelle. Ils peuvent faire vivre aux étudiants des expériences qui facilitent les relations internationales et interculturelles. Et ils peuvent promouvoir la valeur de la diversité, qui à son tour encourage la sensibilité, le respect et l’appréciation.

Mais comment faire ?

Dans une nouvelle publication du Center for Global Education at Asia Society et de l’OCDE, intitulée Teaching for global competence in a rapidly changing world, nous présentons le cadre PISA pour la compétence globale élaboré par l’OCDE, qui s’aligne étroitement sur la définition élaborée par le Center for Global Education. S’appuyant sur la vaste expérience de l’Asia Society en matière de soutien aux éducateurs pour l’intégration de la compétence globale dans leur enseignement, la publication fournit également des conseils pratiques et des exemples sur la manière dont les éducateurs peuvent intégrer la compétence globale dans leur programme, leur enseignement et leur évaluation existants.

Comme le montre la publication à travers ses nombreux exemples, les enseignants du monde entier ont déjà reconnu l’importance de l’enseignement de la compétence globale. Dans un cas, un professeur de sciences politiques en Inde a rendu visite à des élèves dans un camp de réfugiés voisin pour se rendre compte de la complexité de la crise mondiale des réfugiés ; dans un autre cas, un professeur d’études sociales au Mexique a guidé ses élèves pour qu’ils formulent des recommandations visant à réduire la corruption, qu’ils ont ensuite présentées aux responsables locaux.

Mais cela montre aussi que pour que tous les élèves développent des compétences globales, quels que soient leur richesse, leur appartenance ethnique, leur sexe ou leurs origines, nous devons donner à chaque enseignant du monde l’accès à un apprentissage professionnel de qualité. Des enseignants préparés à développer les compétences globales de leurs élèves sont une condition nécessaire pour un avenir durable et vivable.

L’apprentissage professionnel des enseignants est essentiel, et cela nécessite de tirer parti de la technologie numérique pour renforcer rapidement les capacités à l’échelle mondiale.

Plus d’informations : scientibox.fr

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